Qui se serait imaginé que le mème d’un chien japonais créerait un cœur de tensions clé au monde de la cryptomonnaie ? Pourtant, le Dogecoin et le Shiba Inu continuent de s’opposer depuis la création de la seconde. Entre l’intérêt croissant des investisseurs en cryptomonnaies pour ces deux pièces et les tacles entre communautés, l’histoire entre les deux monnaies virtuelles est une grande épopée. Leur bataille, toujours d’actualité, ne semble que s’ancrer davantage alors que le Dogecoin et le Shiba Inu gagnent en tendance.

Les cryptomonnaies les plus recherchées aux Etats-Unis

L’essor de la cryptomonnaie n’est pas limité à un seul continent. Dans la dernière année, ce phénomène, qui était longtemps considéré comme une lubie de grands connaisseurs, s’est vu gagner en popularité. Dans tous les pays, toutes les zones du monde, les cryptomonnaies créent leur place.

En Corée du Sud, pays de grands amateurs de cryptomonnaies, ces dernières sont acceptées pour le paiement en caisse dans de plus en plus de magasins, tels que la chaîne 7 Eleven. Au Salvador, le Bitcoin est devenu une monnaie nationale à l’automne 2021. Les considérations autour de la monnaie digitale changent, les gens espérant réaliser de grands gains. Aux Etats-Unis, de même, la curiosité autour de la cryptomonnaie est loin de s’être atténuée.

Certaines monnaies, par ailleurs, se révèlent plus populaires que d’autres. Pour le public, les monnaies virtuelles sont habituellement associées au Bitcoin. Il reste la référence la plus accessible – mais il n’est pas forcément le plus populaire auprès des connaisseurs. En réalité, le Dogecoin et le Shiba Inu, surtout dans les derniers mois, sont les monnaies les plus recherchées sur Google. Près de 7 millions de recherches, par exemple, ont été réalisées autour du Dogecoin en octobre et en novembre.

Ce gain de popularité dans les recherches se traduit également par l’achat de jetons. Elles se placent même facilement dans le top 10 des cryptos négociées sur le marché. Les investisseurs en cryptomonnaie surveillent ainsi régulièrement le cours du Dogecoin sur des plateformes spécialisées afin de profiter de son essor. La popularité du Dogecoin et du Shiba Inu, pourtant, n’est pas totalement anodine. C’est même une bataille qui les oppose qui participe à leur essor.

Dogecoin, Shiba Inu, une opposition qui n’en finit pas

Cela agite la toile ces derniers jours. Les amateurs de Shiba Inu et les convaincus par le Dogecoin continuent de se chercher des noises sur les réseaux sociaux. Les deux monnaies mèmes, au cours très fluctuant, font le plein de tensions. La dernière affaire en date : des arnaques SHIB. Les fils de commentaires sur Twitter, en effet, se voient envahis de liens redirigeant vers des arnaques sans relation avec le Shiba Inu. Ces scams ont été signalés par Billy Markus directement, qui est pourtant le fondateur du Dogecoin.

Twitter informé, le réseau cherche à gérer la situation. Les défendeurs du Shiba Inu s’en prennent pourtant à Billy Markus. Un comportement propre à la twittosphère, qui continue d’ancrer la séparation entre le fondateur et la communauté. Ce dernier, en réalité, s’est déjà bien détaché des monnaies virtuelles. Il ne gère même plus le développement du dogecoin. Pourtant, les tensions entre les deux monnaies virtuelles avaient bien été attisées par le fondateur. 

L’opposition entre les deux cryptomonnaies n’est pas sortie de nulle part. Au contraire, depuis sa fondation, le Shiba Inu cherche à s’opposer au Dogecoin. Son slogan, “dogekiller”, est plutôt sans équivoque. Le battage médiatique autour de cette nouvelle monnaie avait entraîné de nombreuses réactions, dont celles de Markus. Ce dernier n’avait pas hésité à assurer que l’hype autour du Shiba Inu ne serait qu’éphémère. La durabilité du projet, après tout, n’était pas forcément dans l’idée d’une monnaie créée pour la blague.

L’histoire commune de ces deux cryptomonnaies

Pour comprendre la guerre qui oppose le Shiba Inu et le Dogecoin, en effet, c’est à l’origine de leur histoire qu’il faut remonter. Le Dogecoin est créé en 2013 par Billy Markus et Jackson Palmers. En utilisant un mème de Shiba Inu, un chien japonais, comme symbole pour leur pièce virtuelle, les fondateurs ancrent leur envie de parodier les altcoins. La plaisanterie, toutefois, a finalement gagné en vraie crédibilité avec une grande ampleur. 

Cela s’est joué grâce à l’intérêt qu’a porté Elon Musk, notamment, au Dogecoin. Grand amoureux du Shiba Inu, le directeur général de Tesla a très vite investi en Dogecoin. Il est même allé jusqu’à envisager d’accepter le paiement de ses véhicules électriques avec cette monnaie digitale. Depuis cette déclaration, en mai, la cryptomonnaie n’a fait que gagner en valeur. Alors qu’il représentait 0,07 $ à ce moment-là, le Dogecoin bondit à 0,70 $ pour se stabiliser, aujourd’hui, autour de 0,20 $. 

Le Shiba Inu, lui, vient mener le même combat que le Dogecoin – en parodie, cette fois, de ce dernier. Utilisant le même mème, calquée sur son fonctionnement, il a été créé en 2020 par un inconnu, surnommé Ryoshi. Le SHIB avait pour objectif de créer une communauté décentralisée avec un jeton basé sur Ethereum. La ShibArmy, liée à cette cryptomonnaie, semble prouver cette expérience.

Lancé sans aucune utilité première, le Shiba Inu s’est finalement vu gratifier d’un centre d’échange décentralisé, le ShibaSwap, permettant de lancer le système. Leur popularité croissante donne des envies de richesse à certains. Le nombre important de pièces en circulation sur le marché, pourtant, continue de réduire la probabilité d’une prise de valeur exponentielle de cette monnaie. 

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